Lorsque Paris fur menace, vous avez voulu Sainte Geneviève.

Quand la Patrie fut menacée, Vous avez voulu Sainte Jeanne d’Arc.

Et, parce que ce pays est le Votre, Vous l’avez fait défendre et sauver par des Saints.

Avant même qu’elle fut la France, Vous l’aviez déjà désignée comme un refuge,

quand aux rivages de Provence débarquèrent, cherchant asile, ceux dont les hommes maudissaient l’Amour Saint qu’ils avaient pour Vous.

Seigneur, Souvenez-Vous de la terre qui reçut Madeleine, Marthe et Lazare.

Souvenez-vous du pacte de Tolbiac, et du vœu de Louis XIII, et de la consécration de la France a Montmartre,

Pour Saint Louis aux Croisades, Pour Saint Vincent aux Galères, pour tous ceux qui sont morts, Seigneur, pour Votre Cause, dans la Douceur de Votre Foi, Prenez en pitié la terre et l’âme de la France.
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Vous nous avez envoyé de grandes épreuves; La Patrie souffre et saigne et pleure a Vos genoux.

Seigneur, nous avons mérité les maux qui nous accablent.

Si nous implorons Votre Miséricorde, ce n’est point pour nous, pour nos personnes chétives, ou nos biens illusoires,

mais pour la France en qui vous avez mis les signes de Votre Immortalité.

La France que Vous avez voulue renait sous Votre Providence ; daignez en accueillir les promesses et les fleurs.

Et Donnez-nous le courage quotidien pour la besogne obscure qu’elle demandera.

Faites que nous soyons grands pour être dignes d’elle, et pour, à travers sa vie et sa gloire,

Vous mieux comprendre Vous mieux AIMER

Raoul Follereau